mercredi, 20 août 2008

L'économie mondiale n'est pas en récession

Dans ses caractères actuels, et sans se livrer à l'analyse de ce que pourrait ou devrait être une économie saine, ni évoquer ici le phénomène de la mondialisation qui la détermine pour l'essentiel, l'économie actuelle, avec ses constituants peu solides et malgré les grandes faiblesses de son principe et des orientations prises depuis le début de l'ère ultra-libérale, ne peut aller, pour l'instant du moins, vers la récession.

Je ne crois pas fondée la rumeur, régulièrement relancée, parfois presque lancinante, annonçant comme ces jours-ci encore le recul soudain des économies. Il est certes délicat de tenter un avis projectif, si nombreux étant les facteurs d'interaction, et encore plus de tenir à date échue le pronostic d'un cataclysme économique et d'en prévoir l'épicentre.

On peut cependant choisir de tabler sur la solidité actuelle des composants économiques, malgré l'inévitable écueil à terme si entre-temps bien sûr on ne fait pas intervenir des changements de cap déterminants. La réactivité américaine, notamment, est un indice fort, comme l'a été d'avoir surmonté la crise des subprimes. Il en est d'autres, et nous les examinerons.

vendredi, 06 juin 2008

Insolente Allemagne

INSOLENTE ALLEMAGNE
                                          La note de Jean-Michel Vandenberg
Après des années de vaches maigres, l'économie allemande achève sa convalescence. Enfin ! A force de réformes structurelles, l'Allemagne est parvenue à sortir de sa torpeur. Avec une croissance de 1,5 % pour le premier trimestre, Berlin a enregistré sa meilleure performance depuis douze ans. De quoi faire pâlir notre ministère des Finances, qui se pavanait voilà deux semaines après l'annonce d'une progression du PIB estimée à 0,6 % pour les trois premiers mois de l'année. Mais gare à ne pas jalouser les bons chiffres de notre voisin, car il est clair que sa croissance dope la nôtre. Jalousons-le plutôt pour les raisons de son succès...
L'économie allemande se maintient à flot là où la France coule. Paris observe impuissant son déficit commercial se creuser tandis que les carnets de commande allemands restent pleins.