vendredi, 16 mai 2008
UMP : le début de la fin ?
"L'UMP est un parti qui a été organisé de façon autoritaire par Nicolas Sarkozy pour la conquête du pouvoir, mais son fonctionnement devient inadapté sous la présidence brejnevienne de Patrick Devedjian" (Hervé de Charette, député UMP)
Cette dépêche du Nouvelobs marque-t-elle le début d'opérations internes préfigurant la désolidarisation de l'ancienne composante libérale et giscardienne de la Droite, d'avec l'UMP ?
- Amusons-nous au passage du trait volontairement perfide d'Hervé de Charette, évoquant une "présidence brejnevienne" de Patrick Devedjian. La flèche ne manque pas de piquer si l'on sait que Patrick Devedjian, issu de l'Extrême-Droite, fut condamné lorsqu'il avait une vingtaine d'années pour avoir frappé à coups de barre de fer des étudiants communistes... -
Certes, le mal est fait et cette union contre-nature qu'est l'UMP, ce gigantesque parti, le plus imposant qui ait existé, à partir de 2002 avait pour but la conquête du pouvoir. Mais à cette époque, ce n'est pas Sarkozy qui menait la manoeuvre. Il commençait, il est vrai à appuyer une influence majeure, mais qui ne deviendra décisive qu'en 2004 puis 2005.
Or, derrière la parade effectuée pour éliminer le candidat d'Extrême-Droite en 2002 ne se trouvait sans doute que le dispositif de Jacques Chirac. Celui-ci a peut-être reçu des avis extérieurs pendant les deux semaines de l'entre-deux-tours, rejoints par le mouvement général visant à éliminer celui des deux candidats qui n'était pas prévu. Mais à ce moment-là il ne s'agissait que de s'assurer l'élimination du candidat gênant.
C'est ensuite que se produit l'un des hold-up les plus considérables et les plus inaperçus de la vie politique française. C'est le moment où, jouant des paris illimités sur la procuration que leur confiaient adhérents et sympathisants, les directions respectives des partis de l'ancienne UDF, celle de la mouvance libérale (giscardienne) qui en était détachée depuis quelques années, et enfin celle du RPR, le très important parti chiraquien ont décidé de fonder un groupe parlementaire d'abord, l'UMP, ensuite devenu après quelques mois un parti de soutien, on ne peut pas dire à Chirac lui-même, mais à la droite unie, revenue en place grâce à lui - après en avoir été expulsée cinq ans plus tôt... grâce à lui aussi.
L'effet pratique de ce hold-up - car les libéraux authentiques ne souhaitaient pas s'associer à la Droite de type chiraquien, et réciproquement - a consisté, en sus de l'entente d'état-major disposant des sentiments des adhérents et sympathisants de base, à blackbouler surtout les vieilles références de ces deux tendances politiques, avec ce qu'elles contenaient encore d'assez valable pour peu qu'on entre dans leur point de vue, au profit d'une bouillie nouvelle, éclipsant les références politiques traditionnelles et estampillée de cette religion nouvelle apparue dans les faits pendant la décennie précédant le siècle, l'Ultra-Libéralisme Mondialiste descendu sur nos têtes par la grâce des marchés financiers. Tandis que l'homme du début du siècle, dépaysé par la perte des repères idéologiques, politiques et quelques autres se voit laver le cerveau par ce nouveau débat insinué du matin au soir : faut-il, ou non, accepter la mondialisation ?
On allait décider pour lui. Le personnel politique de la Droite française n'avait pas eu la délicatesse d'attendre l'issue de ce débat, ni de le susciter. L'occasion imprévue de ce qui n'était pour les intérêts de l'argent qu'un détail de cuisine : l'entrée en lice d'un candidat non invité allait servir de prétexte, par l'exploitation d'une émotion réelle ou amplifiée, en soudant une majorité politique assez vide de sens, pour installer officiellement aux commandes d'un pays comptant encore par symbole, un autorité politique en prise directe avec ces mêmes intérêts.
Or, qui sinon se trouvait derrière, mais manipulait cette opération et en retirait substance ?
- Valéry Giscard d'Estaing soi-même !!!! Ca, c'est le prochain article sur le thème.
Je me suis souvent demandé quand l'ancienne famille libérale se déciderait à retrouver, si elle faisait, son autonomie. En réalité, rien ne l'y attire. Les intérêts à Droite sont les mêmes, malgré des sensibilités différentes n'engageant que des détails très secondaires ou des sympathies de personnes, et les réseaux sont reliés et jouent partie commune.
Mais voilà : les outrances de l'énergumène de l'Elysée ont-elles fini par lasser, en haut lieu ? Avec les frasques de ce personnage incontrôlable, les intérêts supérieurs de l'argent et du pouvoir sont-ils en bonnes mains ? Rien n'est moins sûr, et en tous cas ce n'est pas pour rien que le gardien et la principale personnalité de la famille libérale, Hervé de Charette, cousin par alliance de Valéry Giscard d'Estaing, lâchait avant-hier ce petit mot tout-à-fait dans le style du navire giscardien.
Michel Thomas de La Garde
23:47 Publié dans Articles sélectionnés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : giscard, ump
mercredi, 16 avril 2008
En cas de vacance présidentielle ? / troisième partie
Lorsque au moment des élections présidentielles l'an dernier, certains se livraient à des boutades, d'ailleurs fort mal choisies, associant le candidat et L'Empereur, il ne s'agissait finalement à des degrés divers que d'inquiétude ou de moquerie. Depuis s'est constaté une dérive institutionnelle plus grave encore que celles de l'époque Chirac, traduite par un exercice quasi-solitaire du pouvoir par l'actuel président.
L'hésitation élyséenne ne parvient plus à se masquer derrière les opérations de communication et a nettement marqué le pas au dernier trimestre 2007, rejointe par la cacophonie ministérielle.
Or l'exercice présidentiel, surtout devant un gouvernement amoindri par la nouvelle répartition des tâches, devait constituer le pilier unique de l'ensemble. C'est peu dire des interrogations qui pèsent sur cet ensemble. Il frôle en outre la limite de l'abus quant aux principes sur lesquels il se fonde ou plutôt ne se fonde plus et parmi lesquels celui de constitutionnalité n'est pas le moindre.
Que se passerait-il, si multipliant les signes de fatigue, celui qui occupe aujourd'hui la présidence venait à convaincre l'opinion française de son inaptitude aux devoirs de sa fonction ? Quelle longueur verrait-on s'inscrire, entre les premiers signes s'ils n'ont pas été encore donnés, et le basculement reposant sur une prise de conscience suffisamment ample pour conclure à son incapacité ?
Sans hésitation le temps de tout un mandat. Si des événements graves, comme ceux d'Automne 2005, ressurgissaient et duraient, si des désordres civils mettaient en péril la stabilité du pays, quel mécanisme serait mis en jeu pour constater l'insuffisance présidentielle ? Aucun, il n'en existe pas ! Nous sommes dans le cas où ne joue pas le délai de trente-cinq jours évoqué dans la partie précédente de l'article, intervenant après décès ou démission. Un président insuffisant, inapte à sa fonction, serait maintenu en exercice par défaut de précision de la mécanique institutionnelle.
S'agissant même d'un simple intérim, et sachant qu'un intérim peut se poursuivre s'il survient pendant son cours des raisons qui doivent être imaginées, qui exercerait cette fonction ? ce serait Christian Poncelet, l'actuel Président du Sénat. Agé de soixante-seize ans, et sur lequel repose par ailleurs un doute certain. Qui d'autre ? Il n'y a personne. Le régime n'offre pas, au stade auquel il est parvenu, de réserve d'hommes d'état, de qualités sûres et indépendants des factions.
L'état sérieux des interrogations pesant sur l'actuel président de la république, quant à ses compétences en matière économique, solidement mises en doute par des revues autorisées, ou à ses lacunes d'ordre général, nourrit aussi cette question.
En Septembre 1920 Paul Deschanel démissionnait de la Présidence de la République, après seulement huit mois d'exercice, après avoir donné plusieurs signes de dérangement mental.
Depuis le début de la V° République, les deux présidents malades ont pu, grâce à une volonté de fer, exercer jusqu'au bout leur mission : jusqu'à son décès, pour Georges Pompidou, et jusqu'au terme de son second mandat, pour François Mitterrand. La formule du quinquennat, souhaitée par Georges Pompidou, et adoptée bien longtemps après par calcul politicien, pendant la présidence Chirac, est bien sans force de répondre à la question institutionnelle des cas de vacance ou d'incapacité du président ici évoqués.
C'est à cette question qu'il devra être répondu, et je tâcherai de le faire.
Michel Thomas de La Garde
12:46 Publié dans Articles sélectionnés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : constitution, destitution
vendredi, 11 avril 2008
En cas de vacance présidentielle ? / deuxième partie
Il va de soi que l'invitation de Chavez au président français de venir libérer avec lui Ingrid Betancourt ne comporte aucun réalisme, mais elle survient, ou plus exactement réapparaît car elle avait été déjà suggérée, à un moment stratégique de ce mandat.
Faisons ici une parenthèse. Celle de la mise en risque de la fonction, comme de la personne présidentielle, celle de son image médiatique aussi, puisque, confuse réalité des temps, celle-ci concourt tout avec les deux précédentes et même parfois les dépasse.
Evoquons maintenant les cas ignorés par les rédacteurs de la Constitution. Ils sont ceux de la vacance, c'est-à-dire ce cas qui observerait, de manière objective et pour une ou plusieurs raisons définies, la suspension de l'exercice de la fonction présidentielle hors nécessité majeure justifiable par cette même fonction. Telle est, de la façon la plus raccourcie, la définition exacte que je propose.
Le créateur de la V° République, le Général de Gaulle, par sa stature historique, et l'état des choses de l'époque, se trouvait hors d'atteinte de toute allusion à sa personne, et par conséquent de tout possible cas d'école. Cependant, le cas de vacance venant naturellement à l'esprit avait été prévu. Si simplement certes, que le décès ou la démission ne sont même pas mentionnés, mais charge est faite au Conseil Constitutionnel d'organiser, trente-cinq jours au plus après le début de la vacance, l'élection d'un nouveau président. C'est l'article VII de la Constitution.
La première vacance, au cours de la Cinquième République, fut consécutive à la démission du Général.
La seconde, à la mort en fonction du Président Pompidou. Le Président Poher, Président du Sénat, assura chaque fois, constitutionnellement, l'intérim présidentiel. Aucun cas d'interruption de l'exercice du mandat ne s'est présenté depuis.
Cinq cas majeurs, pouvant se cumuler, doivent être envisagés et parés. Nous n'examinerons ici dans ces articles, que les quatre premiers, seuls susceptibles en objectivité neutre d'être accueillis selon la conception universellement admise pour l'instant.
Les trois premiers cas correspondent à des situations fort différentes ayant en commun le caractère plausible de leur éventualité. Il peut s'agir de maladie incapacitante, de dissolution personnelle, ou de non accomplissement des fonctions principales de la charge.
A des degrés divers, difficiles à évaluer, comme à des stades plus ou moins évolués, la maladie peut interrompre le cours de l'exercice de la charge. La dissolution personnelle est le cas dans lequel un président dissipé, agité par des passions communes ou des distractions ou activités d'ordre personnel, s'éloignerait lui-même du caractère studieux et prioritaire de l'accomplissement de son mandat. Enfin celui, d'un inaccomplissement constaté des devoirs et fonctions de la présidence, s'expliquant par des causes apparentes ou inapparentes, consenties ou non. Parmi elles, se trouverait l'exemple d'un président acceptant, par conviction ou défaitisme, de diluer son autorité dans le flux général des choses comme elles vont, à faire retrait en quelque sorte, par jusqu'au-boutisme européen par exemple, de celle-ci. Un autre exemple en serait d'un président laissant vaciller sa charge ou l'intérêt fondamental du pays sous l'effet de pressions.
Ces exemples, jusqu'à présent non envisagés, nécéssitent l'invention d'une procédure institutionnelle pour, après constat de la plus totale transparence, pallier carence.
Comme dans le quatrième cas à prévoir, celui du dérangement mental. Nous l'évoquerons dans la troisième partie de cet article.
Dans un entretien avec le groupe Centre-France, Anicet le Pors déclarait Lundi, le 7 Avril 2008 : "le président peut perdre la tête", et, selon le commentaire, "n'excluait pas sa destitution".
Une barrière psychologique est inconstestablement levée, permettant d'envisager cette mesure.
L'actuel climat insoutenable, dans les affaires intérieures autorise à le penser. L'incohérence et l'indécision à l'extérieur, l'absence de solutions réelles aux maux du pays et de consensus vital alors que l'annonce d'une récession généralisée dépasse la menace, conclueront plus ou moins inéluctablement au besoin de sa mise en oeuvre.
Michel Thomas de La Garde
16:09 Publié dans Articles sélectionnés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : constitution, destitution
mardi, 08 avril 2008
En cas de vacance présidentielle ? première partie
Voici quelque temps, (21 Février 2008, lire ici) je déclarais sur ce blog (Nouvelobs) la nécessité de prononcer l'incapacité du président français.
Les entorses graves à la Constitution et au sain fonctionnement des institutions, l'introduction de notions erronées dans la conception des règles de la Société (entre autres, évaluation des ministres par un cabinet privé), la conduite légère et sans suite, des grandes affaires de l'état notamment dans les questions internationales, l'attitude fantaisiste adoptée par le président dans ses déclarations publiques et dans l'organisation de sa présidence, le caractère outrancier de l'exploitation de sa vie privée et l'encouragement fait à celui-ci jusqu'au mépris de la bienséance, les déclarations abusives de plusieurs ministres et conseillers, les dérapages dans le thème religieux; sans évoquer d'autres points d'orgue du comportement présidentiel, cette liste déjà longue suffisait amplement à recourir à une mise à l'écart des affaires du président français pour cause d'incapacité constatée.
Cette formule avait et a toujours pour principe de ne pas juger les intentions ni la bonne volonté du président, de ne pas remettre en cause ses capacités antérieures reconnues, mais de constater un état survenu, en somme. Evitant de la sorte toute polémique individuelle ou politicienne. Elle a l'avantage en outre de poser la pertinente question du contrôle du pouvoir du chef de l'état, contrôle qui fut toujours pratiquement inexistant, et devant lequel, encore plus que par le passé, ne semble vouloir se dresser aucune objection institutionnelle d'aucune sorte.
Un autre avantage de cette formule, sans doute plus pertinent encore - en poser la question revient à se réserver pour l'avenir la très prévisible réponse - consiste à envisager par quel instrument ou procédure, en cas de nécessité pourrait être retiré au président l'exercice de son mandat.
Or, la question de vacance n'a pas été prévue par les constitutionnalistes de 1958. Le cas d'empêchement, pour cause de comportement ou bien liée à infraction formelle des principes et lois de l'état, n'a pas fait jusqu'à présent l'objet d'une étude en règle, et encore moins lui a-t-on apporté de concrète solution.
C'est celle-ci qu'il convient d'envisager, et je présenterai ma réponse.
L'idée de cette "déposition" du président actuel est actuellement reprise. L'ancien ministre communiste du premier gouvernement de l'ère Mitterrand, Anicet Le Pors, vient de s'en saisir.
à suivre Michel Thomas de La Garde
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jeudi, 28 février 2008
Appel au boycott de Carrefour
Le Groupe Carrefour dépasse les bornes. Après avoir récemment racheté Champion, et réalisé ainsi une économie de 240 millions d'euros de son budget publicitaire, ce groupe ainsi devenu le premier annonceur devant Leclerc persiste dans sa politique de suppression de postes, par l'introduction d'automates remplaçant en partie le service de caisse et éludant par là la nécessité de maintenir la présence de caisses rapides.
Dans les magasins Champion, la politique est à l'abrutissement du client, plus encore qu'ailleurs. Non content de les assommer avec la radio publicitaire maison, on fait tourner - en même temps ! - des téléviseurs à proximité des caisses, qui passent en boucle le même message particulier sur tel ou tel produit spécialisé. Ce n'est plus de la publicité, c'est du lavage de cerveau.
Mais il y a plus. Depuis un à deux ans, le groupe Carrefour cherche à imposer la viande de zébu dans les habitudes alimentaires des habitants des quatres coins de la planète. Il développe pour ce faire son cheptel de zébus au Brésil, chiffré en 2006 à cent-vingt mille têtes, et mettant à mal l'économie de l'élevage brésilien qui sortait à peine la tête de l'eau.
Par la folie de l'économie mondialisée et basée sur des concepts délirants et dangereux, l'élevage des économies des pays d'Amérique du sud se trouve mis en péril, et déjà ses efforts subtilisés et détournés par le Groupe Carrefour.
C'est pourquoi j'appelle au boycott généralisé de tous les produits du Groupe Carrefour-Champion et de ses marques associées, seul argument susceptible d'être retenu par les artisans de l'Ultra-Libéralisme Mondialiste et des procédés sectaires qu'ils imposent aux habitants de cette époque.
Michel Thomas de La Garde
14:59 Publié dans Articles sélectionnés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carrefour/champion, mondialisme, distribution
vendredi, 01 février 2008
Refus d'un nouveau referendum sur le traité européen
Je m'oppose à la tenue d'un nouveau referendum sur le traité européen signé au mois de Décembre 2007.
La vertu essentielle dont doivent être parés les actes politiques, et dont ils ne peuvent se passer, est la responsabilité.
Le vote de 2005 a refusé, non seulement le volet III du texte originel, mais aussi l'esprit général de l'ensemble du texte, mais aussi l'esprit général avec lequel il avait été constitué, mais aussi les conséquences d'un traité quel qu'il soit, mais aussi la perte pour les états libres des décisions par nature leur appartenant. Mais aussi les questions primordiales du préambule, sur lesquelles nous ne passerons pas.
Il est donc entièrement inexact de prétendre, comme l'a fait Valéry Giscard d'Estaing, que les opposants de 2005 s'opposaient seulement à ce volet III, modifié depuis, mais les données générales et particulières des différents contextes ne permettant pas de toute façon d'organiser des garanties sociales viables et crédibles. Ce serait par ailleurs laisser croire que le campagne de 2005 pour le Non au referendum fut menée par les seules préoccupations mises en avant par les dirigeants du Non de Gauche, multiple erreur.
La responsabilité et la crédibilité des pouvoirs sont dernièrement engagés sur cet acte : il n'est pas question d'accepter les conséquences ni l'application de ce Traité, dont l'acceptation par ceux qui sont en charge constitue, au bas mot, un acte de trahison.
Il n'est pas question de dissimuler le résultat du referendum par une prétendue autre version du texte initial, dont la décision se jouerait au sein du club des chefs d'états et de leur immédiat appareil.
Il n'est pas question de frauder la qualité de l'acte électoral exprimé, ni de surcroît la gravité de nature, entre autres par son caractère inhabituel, qui est celle d'un referendum. Or le referendum a déjà été tenu.
Le referendum a été tenu. Il a été reconnu, et son résultat doit être et ne peut être que sans réplique.
Par conséquent, la question à résoudre aujourd'hui n'est pas, pour les opposants au traité, de demander la tenue d'un nouveau refendum, attitude qui donnerait raison à ceux qui trahissent le résultat exprimé.
Plus encore, une telle attitude ouvrirait la voie vite aboutie au chaos, qu'aucune décision émanée d'un scrutin ne saurait revêtir valeur pleine et entière ni caractère suffisant ni force définitive. Ce serait la dissolution de l'existence, dans leur forme bonne ou mauvaise, des Institutions ainsi que de l'ordre général assurant comme il le peut, l'existence de la Société elle-même.
Le Corps politique a choisi de décider par-dessus les décideurs. Il a choisi de trahir sa mission et de faillir à la bonne marche des Institutions qui lui ont été confiées et dont il n'est pas propriétaire.
Il a choisi l'intérêt étranger et trahi l'intérêt du pays qui le supporte, et cet intérêt-là n'est ni discutable ni appréciable à raison, ni susceptible d'arrangement ou de calcul, ou de posture de couloir, ni et il est bien triste qu'il faille le dire, de soumission aux idéologies mondialistes ou à quelque idéologie que ce soit.
Il revient à chaque Français, qu'il se soit prononcé ou non pour l'une ou l'autre réponse au moment du referendum, de constater que les pouvoirs en fonction et le Corps politique ont rompu leur mission et d'en tirer les conséquences.
Pour ma part, j'affirme illégal le traité conclu, comme non conforme à l'intérêt en cause, et comme trompant par nature fondamentale l'indépendance ineffaçable du Pays, constitutive de son existence, non seulement sur la scène des états libres, mais de son existence tout court.
Michel Thomas de La Garde
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