lundi, 10 novembre 2008

SEB le test de la mondialisation va être crucial

SEB   le test de la mondialisation va être crucial
par Jean-Michel Vandenberg

Le parcours boursier de Seb est à l'image du contexte : chaotique. Depuis le début de l'année, le titre a chuté de plus de 40 %. IL vient même de toucher un plus bas annuel, le 27 octobre, à 21,12 euros, plus de deux fois inférieur au plus haut sur deux ans atteint le 22 mai 2007, à 48,15 euros. Le cours de bourse se situe désormais trés en dessous de son niveau de juin 2006, avant que ne s'enclenche l'acquisition du chinois Supor. Autrement dit, la stratégie menée depuis lusieurs années par les dirigeants laisse pour l'heure la Bourse indifférente.
Aujourd'hui, la valeur d'entreprise (capitalisation boursière + dette nette) ne représente que 0,57 fois le chiffre d'affaires attendu cette année. Les fonds propres ressortent à 1,1 milliard d'euros pour une capitalisation boursière de 1,31 milliard d'euros. La valorisation des marques du groupe n'est donc pas prise en compte par le marché. Le titre se négocie à 7,2 fois le résultat net estimé en 2008, contre 13 fois en moyenne au cours des cinq dernières années. Mais la valeur est considérée, à juste titre, comme trés cyclique, et en particulier trés sensible à la consommation des ménages en Europe. Historiquement, lorsque la conjoncture s'avère difficile, le titre a toujours été entraîné à la baisse. Même si Seb a aujourd'hui un profil plus résilient, c'est un titre susceptible de nouveaux chahuts et qui exige de rester très vigilant.