vendredi, 24 octobre 2008

Contrats d'assurance vie : pas de panique !

Contrats d'assurance vie :  pas de panique !

par Jean-Michel Vandenberg

Les difficultés profondes de solvabilité et de liquidités rencontrées par les banques du monde entier poussent légitimement les détenteurs de contrats d'assurance vie à s'interroger sur les risques liés à leurs contrats et sur les mesures à prendre.
Il faut en premier lieu rappeler que les compagnies d'assurances françaises ne sont pas diversifiées sur les secteurs au coeur de la crise, à l'inverse de leurs consoeurs anglo-saxonnes. Leurs métiers de base restent ceux de la vente de produits et services d'assurance, de la prévoyance et de l'épargne. Elles bénéficient de marges de solvabilité (exigence de fonds propres par rapport aux risques de chaque activité) bien supérieure au minimum réglementaire.
Les contrats multisupports sont aujourd'hui affectés par la baisse des actions. Sachant qu'un arbitrage nécessite un délai de mise en oeuvre, il est probablement trop tard pour sortir des actions, d'autant que lorsqu'on dispose d'un horizon de moyen terme, la sélection de fonds sous-jacents de qualité paie sur la durée.
Pour les contrats en euros, les actifs généraux des compagnies ont une taille conséquente, une allocation d'actifs diversifiée (75 % en obligations, 10 à 15 % en actions, le reste en immobilier et divers), une grande stabilité dans la durée avec des engagements long terme et des réserves de bénéfices significatives. Enfin, dans cette période de défiance; les fonds euros bénéficient de flux de souscription. Il n'y a donc pas lieu de s'affoler sur la solidité de ces derniers, tout en sachant que la base concertée du taux de référence de la Banque centrale européenne provoquera mécaniquement une réduction des rendements.
Les plus courageux pourront arbitrer une partie de leurs fonds euros pour se positionner sur des supports actions afin de profiter de l'irrationalité du marché et des valorisations sans fondement de bon nombre de sociétés cotées.

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