jeudi, 02 octobre 2008

Interrogations légitimes

Interrogations légitimes

par Jean-Michel Vandenberg

L'ampleur de la crise économique et financière a surpris et inquiète. On est aussi en train de se demander si des millions d'épargnants, d'actionnaires, de propriétaires et de dirigeants d'entreprises ne subissent pas injustement les dérèglements actuels.

Une interrogation peut même venir à l'esprit : l'économie n'est-elle pas une chose trop sérieuse pour dépendre esentiellement des banques et des professionnels de la finance ? Surtout de ceux qui, derrière des apparences de service public, n'ont cherché qu'à s'enrichir en multipliant les opérations les plus hasardeuses.

Le prodigieux développement des marchés financiers à travers le monde a généré une nouvelle industrie dont les profits ont fasciné bien des particuliers. Attirés par des hausses qui paraissaient faciles, beaucoup ont délaissé les placements sécurisés classiques. Le boom des volumes de transactions en Bourse a favorisé des masses de courtages et des spéculations des plus sophistiquées. Par contre, on n'a pas l'impression que les intermédiaires aient nettement amélioré leurs services d'information et de courtage.

On découvre aussi avec stupeur que les institutions qui paraissaient prestigieuses et inébranlables se sont effondrées comme des châteaux de cartes. La solvabilité d'organismes emblématiques est même parfois mise en cause.

Garder la tête froide est un impératif dans ces phases de grande turbulence. Car, dans un monde à deux vitesses, il importe de faire face aux mauvaises nouvelles et de mesurer le potentiel des meilleures. Toute crise permet de rebondir positivement si on s'en donne les moyens.

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