mercredi, 20 août 2008

L'économie mondiale n'est pas en récession

Dans ses caractères actuels, et sans se livrer à l'analyse de ce que pourrait ou devrait être une économie saine, ni évoquer ici le phénomène de la mondialisation qui la détermine pour l'essentiel, l'économie actuelle, avec ses constituants peu solides et malgré les grandes faiblesses de son principe et des orientations prises depuis le début de l'ère ultra-libérale, ne peut aller, pour l'instant du moins, vers la récession.

Je ne crois pas fondée la rumeur, régulièrement relancée, parfois presque lancinante, annonçant comme ces jours-ci encore le recul soudain des économies. Il est certes délicat de tenter un avis projectif, si nombreux étant les facteurs d'interaction, et encore plus de tenir à date échue le pronostic d'un cataclysme économique et d'en prévoir l'épicentre.

On peut cependant choisir de tabler sur la solidité actuelle des composants économiques, malgré l'inévitable écueil à terme si entre-temps bien sûr on ne fait pas intervenir des changements de cap déterminants. La réactivité américaine, notamment, est un indice fort, comme l'a été d'avoir surmonté la crise des subprimes. Il en est d'autres, et nous les examinerons.

lundi, 11 août 2008

Affaire PROGOSA-BOLLORE

Il est fait état d'une procédure judiciaire en cours par le Parquet de Paris à la demande d'un entrepreneur portuaire portugais, le Groupe Progosa, qui pourrait être l'objet "d'une éventuelle tentative de déstabilisation" de la part du Groupe Bolloré.

 

Quoi qu'il en soit, plusieurs procédures ont déjà été intentées depuis 2005 réciproquement par l'un et l'autre des deux groupes. La DST aurait appuyé une investigation effectuée sur le président de Progosa et sur celui d'une de ses filiales au Togo pour le compte de Bolloré par Patrick Baptendier, l'ancien directeur d'une agence privée, révèle celui-ci dans son livre "Allez-y, on vous couvre".

 

Le point saillant de cette révélation si elle est exacte, et que nous tenons à soulever, est l'anomalie que constitue l'intervention même secondaire de la DST dans les affaires économiques de sociétés étrangères hors du territoire français, ce qui est expressément hors de son rôle. Nous retrouvons une fois de plus le flou illégal, dont les services de l'état français ont fait depuis quelques années leur règle de conduite. L'intensification des moyens de protection contre la piraterie d'état, qui ne peut que s'ensuivre à de telles pratiques, n'est pas saine.

 

Cette bataille judiciaire est à notre sens l'une des bouées émergentes des tentatives de main-mise du groupe Bolloré en Afrique, dont il était prévu que nous parlions ici. Ce sera le cas prochainement.

mercredi, 06 août 2008

REFORME DES RETRAITES 7 VERITES

REFORME DES  RETRAITES   7 VERITES

La crise de confiance emballe le système.
Illisible, plus personne ne sait quels seront ses droits à retraite, tellement le système est complexe.

Le taux d'activité est le maillon faible :
Dans notre système contributif, plus il y a de salariés et plus ils sont payés, plus les cotisations sont au rendez-vous. Problème, le taux d'activité des 15-64 ans n'a cessé de baisser. Selon l'INSEE, il est passé de 83,9 % en 1975 à 74,8 % en 2006.

La retraite à 60 ans sera bientôt une coquille vide :
La retraite a 60 ans est en effet considérée comme un acquis social en France. Même si tous nos voisins européens y ont renoncé les uns après les autres !

Le taux de remplacement est un indicateur trompeur :
Il s'agit du rapport entre la première pension de retraite et le dernier revenu touché avant le départ, par exemple le dernier salaire versé. Il va sensiblement baisser au fil des années, quelles que soient les hypothèses entrenues. C'est inquiétant mais inévitable !

Les vraies injustices sont intouchables :
A l'automne dernier, la réforme des régimes spéciaux ne pouvait pas échouer. Elle avait un allié de taille, l'équité entre les actifs. Mais cette réforme, c'est l'arbre qui cache une forêt d'incohérence. Des dizaines de régimes différents subsistent en France et, dans un système par répartition, c'est un vrai problème.

L'Agirc et l'Arrco sont aussi menacés :
Pour un salarié non cadre, la complémentaire obligatoire Arrco représente environ 30 % de sa future pension. Si l'on ajoute pour un cadre la complémentaire Agirc, c'est presque les deux tiers !
En 1997, le rendement de l'Arrco était de 8,07 % pour tomber à 6,63 % en 2008. Dans le même temps, on est passé pour l'Agirc de 8,44 % à 6,74 % ! Sans oublier que les actifs cotisent à hauteur de 125 % pour toucher des points de retraite sur 100 % de la cotisation seulement !

La capitalisation ne sera pas épargnée :
La capitalisation est bien une solution pour se préparer un complément de revenus, à condition de dire aux personnes prêtes à s'engager la réalité de ce qu'ils peuvent en attendre. Et de les mettre en garde sur le fonctionnement des produits.

Jean-Michel Vandenberg

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