dimanche, 15 juin 2008
ACCOR perspectives boursières
ACCOR perspectives boursières
Le recul de 12 % du titre depuis janvier et de 27 % en un an glissant a de quoi déconcerter au regard des excellents résultats annoncés pour l'exercice 2007. (la marge d'exploitation a atteint un record historique de 28,6 %). Mais cette mauvaise passe boursière est indéniablement à l'origine d'Eurazeo au capital.
Le recul de 12 % du titre depuis janvier et de 27 % en un an glissant a de quoi déconcerter au regard des excellents résultats annoncés pour l'exercice 2007. (la marge d'exploitation a atteint un record historique de 28,6 %). Mais cette mauvaise passe boursière est indéniablement à l'origine d'Eurazeo au capital.
La société de portefeuille, quin vient d'investir près de 1 milliard d'euros pour s'offrir 8,5 % des actions du groupe hôtelier à un prix de revient moyen de 51 euros, attend, bien sûr, que la bourse se réconcilie rapidemment avec le groupe hôtelier. C'est aussi l'objectif de Clony Capital, entré chez Accor il y a trois ans via des obligations convertibles ou remboursables en actions (il possède 9 % du capital). Le tandem est devenu le premier actionnaire du groupe et leur participation pourrait même monter de 17,5 % aujourd'hui, à 30 %.
Le duo Colony-Eurazeo a officiellement approuvé la stratégie d'Accor. Mais ils pourraient utiliser leur compétence et user de leur influence (Colony a déjà deux sièges au conseil et Eurazeo devrait aussi en demander deux) pour améliorer la conduite des affaires.
Les cessions de murs d'hôtels ont permis à Accor de redistribuer 2 milliards d'euros aux actionnaires depuis 2006 (à travers des dividendes extraordinaires et des rachats d'actions) et ces ventes de murs devraient se poursuivre.
Les cessions de murs d'hôtels ont permis à Accor de redistribuer 2 milliards d'euros aux actionnaires depuis 2006 (à travers des dividendes extraordinaires et des rachats d'actions) et ces ventes de murs devraient se poursuivre.
De plus, ce sont aussi des cessions d'actifs non stratégiques à faibles marges, comme la restauration collective en Italie,, Red Roof Inn ou Go Voyage, qui ont permis au groupe d'améliorer sa rentabilité depuis deux ans et de réduire son endettement. Certaines participations regroupées dans le pôle "autres activités" pourraient progressivement quitter le périmètre du groupe, comme le solde de sa participation de 6 % dans Club Med et surtout les 34 % dans les Casinos Lucien Barrière.
Enfin, Accor devra achever son plan de développement dans l'hôtellerie, qui prévoit l'ouverture de 200 000 chambres d'ici à 2010. Un seul soucis le repositionnement vers le luxe de la chaine Sofitel nous parait plus difficile à réaliser.
A côté de son coeur de métier, l'hôtellerie, le groupe s'est développé sur un marché mondial en pleine expansion, celui des services que les entreprises peuvent proposer à leurs salariés, commes les tickets et les cartes prepayées permettant de se nourrir, de se déplacer, d'offrir des cadeaux, de régler la baby-sitter...etc.
A côté de son coeur de métier, l'hôtellerie, le groupe s'est développé sur un marché mondial en pleine expansion, celui des services que les entreprises peuvent proposer à leurs salariés, commes les tickets et les cartes prepayées permettant de se nourrir, de se déplacer, d'offrir des cadeaux, de régler la baby-sitter...etc.
Après de nombreuses acquisitions (Kadéos et PrePay Technologies en 2007), cette activité représente désormais 11 % de son chiffre d'affaires et 35 % de son résultat d'exploitation.
Si une cession de cette branche n'est pas envisagée, elle pourrait en revanche être filialisée afin de faire entrer en bourse une partie du capital, permetant une meilleure valorisation des actifs.
En conclusion, Accor paraît mieux armé qu'auparavant pour faire face à la dégradation probable de la conjoncture. La présence du tandem Colony-Eurazeo est, en outre, un atout pour accélerer les décisions de bonne gestion. N'est-ce pas le meilleur moyen pour redonner des couleurs à l'action ?
Jean-Michel Vandenberg
Jean-Michel Vandenberg
20:10 Publié dans Bourséco | Lien permanent | Envoyer cette note


