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vendredi, 30 mai 2008
Le contenu de Blogactu
Blogactu propose désormais chaque semaine l'essentiel de l'actualité de fond, celle qui alimente les courants porteurs de notre époque et de ses enjeux.
Dans les domaines fondamentaux de la Culture, de l'opinion, de la mutation économique et des enjeux stratégiques des puissances, c'est le monde tel qu'il se dessine en profondeur, par des évolutions plus ou moins lentes et le plus souvent souterraines qui, loin de la surenchère médiatique, attire notre regard.
C'est à partir d'une analyse neutre qui n'exclut pas l'opinion, que s'élabore la réflexion disponible sur Blogactu. Elle servira de repère pour comprendre le monde présent, et rendre son intelligence plus accessible et plus concrète.
En fonction des besoins, des analyses plus ou moins nombreuses tenteront d'écrire le sens réel des événements retenus et leur portée à court ou moyen terme.
Une rubrique spéciale éclairera, outre les articles généraux signés de moi-même, les dossiers financiers. C'est la rubrique Bourséco, rédigée par un expert consultant externe pour des groupes financiers.
19:35 Publié dans Blogactu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogactu
La semaine
La nouvelle à retenir cette fin de semaine est l'annonce hier, Jeudi 29 Mai 2008, par le Japon du doublement des aides consacrées à l'Afrique.
Cette nouvelle est au centre du dossier qui sera livré ces jours-ci sur Blogactu, consacré à l'Afrique.
L'autre nouvelle qui aurait pu passer inaperçue si certains ne cherchaient à s'en attribuer l'enjeu, est l'annulation d'un mariage pour cause de non-virginité dissimulée. La déclaration d'Elizabeth Badinter n'aurait pas justifié de commentaire sur ce site, si ne s'était ensuivi aujourd'hui un concert de déclarations, celles en provenance de l'UMP notamment, toutes dénuées de fondement.
Les réactions seront analysées ici dans les jours à venir. Maître Xavier de La Chaise, interrogé par François Sionneau pour Nouvelobs.com, permet à ce faux débat de retrouver sa proportion sereine : "Il n'est pas reproché à cette femme de ne plus être vierge, mais de ne pas l'avoir dit", "cette affaire est avant tout une instrumentalisation politique", conclut-il.
19:18 Publié dans La semaine à retenir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : japon, blogactu
mercredi, 28 mai 2008
L'actualité financière : la fusion Bouygues-Alstom-Areva
Lagardère s'envole en Bourse, ce qui dans le contexte des grandes tractations financières surveillées par l'Elysée n'est pas un mouvement anodin. Il a gagné deux pour cent entre 10 H et Midi ce matin.
Cela survient au moment où semblent devoir enfin se dénouer les fils de la mythique fusion rêvée depuis des années par le Groupe Bouygues avec le français Areva, leader mondial du nucléaire et avec Alstom.
La fusion à l'étude, dont le montage se ferait à la demande de l'Elysée si l'on en croit un récent article du Canard Enchaîné, consisterait en la détention à 35 % d'Areva-Alstom, prélablement fusionnées, par Bouygues et à 18 % par l'état.
D'après un expert, chacun des deux groupes (Bouygues et Areva) serait introduit à 20 milliards d'euros, ce qui impliquerait pour Bouygues un "cadeau implicite" de trois milliards puisque sa valeur actuelle est de 17 milliards. On conçoit le risque et à la fois l'implication d'un tel scénario.
En tous les cas, Bouygues, qui se séparerait de Bouygues Telecom en vue de cette opération, ne cesse depuis quelques semaines de multiplier les records, tandis que s'envole de son côté le certificat Areva. Le suspense, relancé à l'Automne 2007 ne cesse d'être entretenu.
Un autre scénario filtrait hier auprès de certains spécialistes : Ce serait plutôt Colas, filiale de Martin Bouygues, qui serait mise en bourse pour trouver 5 milliards d'euros.
Mais voilà : les réserves émises par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au mois d'Avril, sur une préparation insuffisante du bétonnage du site EPR de Flamanville ainsi que sur certaines non-conformités dans le ferraillage du béton, (réalisés par Bouygues) et bien qu'elle ait jugé globalement satisfaisante la qualité des premiers travaux portant sur le bétonnage du socle, la décision vient de tomber aujourd'hui : les travaux sont suspendus.
Alors qu'au moment de ces réserves, Bouygues continuait de progresser à la Bourse de Paris, certains laisseraient entendre que ces incidents pourraient avoir été créés.
Quoi qu'il en soit, ce projet de fusion, mal accueilli outre-Rhin, par Siemens qui détient 34 % d'Areva NP (ex-Framatome), demeure au centre des difficultés ressenties entre la France et l'Allemagne et pesant par ricochet sur une entente qui n'est pas au beau fixe.
Michel Thomas de La Garde
15:10 Publié dans Ecofi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lagardère, bouygues
vendredi, 16 mai 2008
UMP : le début de la fin ?
"L'UMP est un parti qui a été organisé de façon autoritaire par Nicolas Sarkozy pour la conquête du pouvoir, mais son fonctionnement devient inadapté sous la présidence brejnevienne de Patrick Devedjian" (Hervé de Charette, député UMP)
Cette dépêche du Nouvelobs marque-t-elle le début d'opérations internes préfigurant la désolidarisation de l'ancienne composante libérale et giscardienne de la Droite, d'avec l'UMP ?
- Amusons-nous au passage du trait volontairement perfide d'Hervé de Charette, évoquant une "présidence brejnevienne" de Patrick Devedjian. La flèche ne manque pas de piquer si l'on sait que Patrick Devedjian, issu de l'Extrême-Droite, fut condamné lorsqu'il avait une vingtaine d'années pour avoir frappé à coups de barre de fer des étudiants communistes... -
Certes, le mal est fait et cette union contre-nature qu'est l'UMP, ce gigantesque parti, le plus imposant qui ait existé, à partir de 2002 avait pour but la conquête du pouvoir. Mais à cette époque, ce n'est pas Sarkozy qui menait la manoeuvre. Il commençait, il est vrai à appuyer une influence majeure, mais qui ne deviendra décisive qu'en 2004 puis 2005.
Or, derrière la parade effectuée pour éliminer le candidat d'Extrême-Droite en 2002 ne se trouvait sans doute que le dispositif de Jacques Chirac. Celui-ci a peut-être reçu des avis extérieurs pendant les deux semaines de l'entre-deux-tours, rejoints par le mouvement général visant à éliminer celui des deux candidats qui n'était pas prévu. Mais à ce moment-là il ne s'agissait que de s'assurer l'élimination du candidat gênant.
C'est ensuite que se produit l'un des hold-up les plus considérables et les plus inaperçus de la vie politique française. C'est le moment où, jouant des paris illimités sur la procuration que leur confiaient adhérents et sympathisants, les directions respectives des partis de l'ancienne UDF, celle de la mouvance libérale (giscardienne) qui en était détachée depuis quelques années, et enfin celle du RPR, le très important parti chiraquien ont décidé de fonder un groupe parlementaire d'abord, l'UMP, ensuite devenu après quelques mois un parti de soutien, on ne peut pas dire à Chirac lui-même, mais à la droite unie, revenue en place grâce à lui - après en avoir été expulsée cinq ans plus tôt... grâce à lui aussi.
L'effet pratique de ce hold-up - car les libéraux authentiques ne souhaitaient pas s'associer à la Droite de type chiraquien, et réciproquement - a consisté, en sus de l'entente d'état-major disposant des sentiments des adhérents et sympathisants de base, à blackbouler surtout les vieilles références de ces deux tendances politiques, avec ce qu'elles contenaient encore d'assez valable pour peu qu'on entre dans leur point de vue, au profit d'une bouillie nouvelle, éclipsant les références politiques traditionnelles et estampillée de cette religion nouvelle apparue dans les faits pendant la décennie précédant le siècle, l'Ultra-Libéralisme Mondialiste descendu sur nos têtes par la grâce des marchés financiers. Tandis que l'homme du début du siècle, dépaysé par la perte des repères idéologiques, politiques et quelques autres se voit laver le cerveau par ce nouveau débat insinué du matin au soir : faut-il, ou non, accepter la mondialisation ?
On allait décider pour lui. Le personnel politique de la Droite française n'avait pas eu la délicatesse d'attendre l'issue de ce débat, ni de le susciter. L'occasion imprévue de ce qui n'était pour les intérêts de l'argent qu'un détail de cuisine : l'entrée en lice d'un candidat non invité allait servir de prétexte, par l'exploitation d'une émotion réelle ou amplifiée, en soudant une majorité politique assez vide de sens, pour installer officiellement aux commandes d'un pays comptant encore par symbole, un autorité politique en prise directe avec ces mêmes intérêts.
Or, qui sinon se trouvait derrière, mais manipulait cette opération et en retirait substance ?
- Valéry Giscard d'Estaing soi-même !!!! Ca, c'est le prochain article sur le thème.
Je me suis souvent demandé quand l'ancienne famille libérale se déciderait à retrouver, si elle faisait, son autonomie. En réalité, rien ne l'y attire. Les intérêts à Droite sont les mêmes, malgré des sensibilités différentes n'engageant que des détails très secondaires ou des sympathies de personnes, et les réseaux sont reliés et jouent partie commune.
Mais voilà : les outrances de l'énergumène de l'Elysée ont-elles fini par lasser, en haut lieu ? Avec les frasques de ce personnage incontrôlable, les intérêts supérieurs de l'argent et du pouvoir sont-ils en bonnes mains ? Rien n'est moins sûr, et en tous cas ce n'est pas pour rien que le gardien et la principale personnalité de la famille libérale, Hervé de Charette, cousin par alliance de Valéry Giscard d'Estaing, lâchait avant-hier ce petit mot tout-à-fait dans le style du navire giscardien.
Michel Thomas de La Garde
23:47 Publié dans Articles sélectionnés | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : giscard, ump


