dimanche, 20 juillet 2008

Semaine du 21 au 25 Juillet

La semaine estivale qui vient sera consacrée à l'étude des tendances récentes des grands groupes français. 

L'information économique du moment est la spectaculaire déconvenue du Groupe Carrefour, entamée depuis le début de l'année et confirmée ces jours-ci avec un remaniement de direction imposé par son nouvel actionnaire majoritaire filiale d' Arnault. 

Seront également au programme la fusion GDF-SUEZ et les péripéties subies par AREVA et dont le retentissement dans la fusion projettée avec le Groupe Bouygues sera plus que certaine. Sur Blogactu, il avait été récemment indiqué que les incidents déjà anciens rencontrés sur le site de Flamanville pouvaient avoir été provoqués. La série se poursuit, peu favorable au nucléaire semble-t-il. 

 

mardi, 08 juillet 2008

Lettre mensuelle

Les lecteurs qui le désirent peuvent s'abonner à la Lettre mensuelle, accessible dans la colonne de Droite

Sa première parution est prévue au mois d'Août. Elle permettra de faire le point général de l'information et des principaux mouvements qui caractérisent l'univers d'aujourd'hui.

 

lundi, 07 juillet 2008

Clarins

Après un spectaculaire bénéfice et son retrait de cotation, Clarins sera réintroduit en bourse le 7 Juillet.

 Développement demain...

  
 

mercredi, 02 juillet 2008

CAISSE D'EPARGNE condamnée pour son défaut d'information

CAISSE D'EPARGNE condamnée pour son défaut d'information

Bonne nouvelle pour les épargnants. Les banques ne pourront plus vanter les gains potentiels d'un placement sans souligner les risques de perte. La Cour de Cassation a donné raison à une cliente de la Caisse d'Epargne d'Ile de France qui se plaignait d'avoir perdu une partie de ses économies investies en 2000 Eucureuil Europe 2004, un fonds commun de placement investi en Bourse.
La plaquette commerciale affirmait : "Vous n'avez pas à vous inquiéter des évolutions des marchés financiers". Le document ne mentionnait absolument pas le risque de perte.

La Caisse d'Epargne avait gagné en appel en octobre 2006 en invoquant la notice visée par la Commission des opérations de Bourse (COB), qui signalait ce risque.

La Cour de cassation n'a pas retenu l'argument. "La publicité doit être cohérente avec l'investissement propsé et mentionner les caractéristiques les minimum favorables et les risques qui peuvent être le corollaire des avantages énoncés."

Elle renvoie donc les deux parties devant la cour d'appel de Paris pour un nouveau jugement. Si, comme c'est trés souvent le cas, elle reprend les arguments de la Cour de cassation, la jurisprudence se retournera alors en faveur des épargnants.

      Jean-Michel Vandenberg

jeudi, 26 juin 2008

PETROLE Mode d'emploi

PETROLE Mode d'emploi
                                          Jean-Michel Vandenberg


Comme toute marchandise, le prix du pétrole dépend dans un marché libéral de l'offre et de la demande et de leur évolution l'une par rapport à l'autre.

L'offre
Elle subit une double contrainte : l'existence de réserves limitées et la capacité à extraire puis acheminer le pétrole.
L'estimation des réserves de pétrole n'est pas un exercice évident, celles-ci se répartissant en réserves prouvées (celles qui ont été physiquement identifiées et qui ont 95 % de chances de pouvoir être exploitées), en probables et possibles qui ont respectivement 50 % et 5 % de chances de pouvoir être exploitées. A l'heure actuelle, seules les réserves prouvées font l'objet d'un consensus de la part des experts, elles représenteraient quarante ans de consommation ( à consommation et extraction constante, soit 1 200 milliards de barils ). L'évolution des réserves probables et possibles dépendra alors fortement des progrès techniques permettant, outre l'extraction de pétrole à de plus grandes profondeurs, le raffinage du pétrole provenant de sources non conventionnelles (huiles lourdes et sables bitumineux par exemple).
Ainsi, l'augmentation du prix du pétrole a un effet positif sur l'offre en rendant possible ( car rentable ) l'exploitation de ressources pétrolières qui n'étaient pas exploitables avec un baril moins cher.
Depuis le début du XXe siècle, la production de pétrole a conu une croissance exponentielle, portée par la découverte de nouveaux gisements et par l'amélioration des moyens d'extraction. Toutefois, depuis 10 ans, cette hausse a été beaucoup plus limitée. Les prévisions concernant la production de pétrole à venir se concentrent sur la détermination du pic de production, le fameux pic de Hubert dont on nous promet l'avènement depuis trente ans. D'après les connaissances actuelles, ce pic devrait se produire entre 2020 et 2040 ? Une fois atteint, la production de pétrole commencerait son déclin, entraînant une tension toujours plus forte sur le marché à demande constante ou supérieure.


La demande
Celle-ci est bien évidemment en forte hausse. La consommation se répartit de la façon suivante : les transports sont responsables d'environ 50 % de la consommation de pétrole contre 10 % pour le résidentiel et 15 % pour l'industrie.

Ainsi, toute augmentation de l'activité économique ayant naturellement une influence positive sur la consommation en pétrole de l'industrie, la croissance des payx émergents et l'augmentation de leurs capacités industrielles pousse à la hausse le prix du baril.
Cependant, le plus gros consommateur de pétrole reste le Transport. On distingue au sein des Transports, les transports aériens (6 % de la consommation mondiale), maritimes (5 %) et routiers (41 %). Toute augmentation de la richesse des individus ainsi que l'augmentation des échanges internationaux entrainent donc une augmentation de la consommation de transports? Lorsque l'on sait qu'il y a aujourd'hui un peu plus de 500 millions de véhicules en circulation dans le monde et que les experts prévoient un doublement de ce nombre dans vingt ans, on imagine bien l'évolution de la demande future en pétrole si le mode de propulsion des véhicules n'évolue pas d'ici là.
Les perspectives économiques ont donc un aspect considérable sur la consommation de pétrole. Bien que les perspectives à court terme ne soient pas très favorables pour les pays occidentaux, la croissance record enregistrée dans les pays émergents (Chine bien sûr, mais aussi Inde et brésil) a un efet important sur la demande.
Les différents facteurs et données énoncés ci-dessus nous pousseraient donc à croire à une hausse du pétrole dans l'avenir, scénario déjà relayé par certaines banques et même par le président de l'OPEP qui voient le pétrole à plus de 200 USD. Il faudra, toutefois, avant de se constituer un scénario de marché, toujours avoir un regard critique quant aux données relatives au pétrole. Par exemple, si nous prenons le cas des réserves de pétrole des pays producteurs, on se rend compte que depuis trente ans elles restent stables, leur exploitation étant compensée par la hausse des réserves exploitables. Néanmoins, il faut savoir que les réserves de pétrole sont déclarées par les pays producteurs à leur entière discrétion...

14:55 Publié dans Bourséco | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : pétrole, marché

mercredi, 25 juin 2008

Wendel : l'AMF ouvre une enquête

Wendel : L'AMF ouvre une enquête

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a lancé il y a quelques semaines une enquête sur Wendel. Le gendarme de la Bourse s'intéresserait aux conditions dans lesquelles Wendel est monté au capital de Saint-Gobain. Wendel aurait acheté des titres Saint-Gobain bien avant de le déclarer officiellement en septembre 2007. L'AMF cherche donc à vérifier que la société d'investissement a bien respecté la règlementation, en déclarant correctement ses franchissements de seuils de 5 % et 10 % dans le capital de Saint-Gobain.

L'AMF, sans avoir ouvert officiellement d'enquête, étudierait aussi en détail le plan d'intéressement qui a permis l'an dernier à Ernest-Antoine Seillière, président du conseil de surveillance, à Jean Bernard Lafonta, président du directoire, ainsi qu'à une vingtaine d'autres cadres dirigeants de Wendel d'acquérir 4,5 % du capital.
Ce montage intéresse également la justice, via la plainte déposée par Sophie Boegner, actionnaire familial.

Au delà de ces procédures, ce plan d'intéressement des managers de Wendel a relancé le débat sur la rémunération des dirigeants. Au point que le dossier Wendel serait suivi de près par l'Elysée. Reçu par le Medef, le président de la République, s'il n'a pas caché son soutien aux patrons français, a précisé qu'il ne tolérerait pas n'importe quelle pratique.

Une autre affaire est également suivie dans ce sens : les dirigeants de Converteam, dans le cadre d'un LBO, devraient toucher 700 millions d'euros. Le gouvernement étudie le moyen d'inciter les dirigeants et les fonds d'investissement à partager plus équitablement entre tous les salariés les plus-values dégagées par les LBO. Des annonces sont attendues cet automne.

       Jean-Michel Vandenberg

Chine, Jeux Olympiques, industries du luxe

C'est maintenant que le poids de la Chine se fait sentir. Il est loin, le temps où l'on évoquait son réveil lointain. Les pressions chinoises se multiplient à l'approche des Jeux Olympiques : FIAT a retiré une publicité pourtant non diffusée en Chine, mais en Italie, car elle avait été tournée avec Richard Gere, connuè pour son soutien au Dalaï Lama, et a dû présenter des excuses !  On mesure ainsi comment le surgissement de cet empire géant prétend façonner  le monde et ajouter encore - s'il était possible - de nouvelles servitudes à la vie de la planète.

 

L'industrie française du luxe n'est pas en reste pour pousser à l'alignement et au silence en raison du marché représenté désormais par la Chine.  Elisabeth Ponsolle des Portes, délégué générale du Comité Colbert qui rassemble les principales industries françaises du luxe a demandé une réponse rapide à l'Elysée sur la question de la présence de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux à Pékin.             

lundi, 23 juin 2008

Une pépite à saisir : l'emprunt VEOLIA Inflation

De la même manière qu'il existe des OATi, c'est-à-dire des emprunts d'Etat indexés sur l'inflation, le groupe Véolia Environnement a lancé un emprunt également indexé sur la hausse du coût de la vie. A la différence des OATi, dont le coupon et le prix de remboursement sont tous deux indexés, dans le cas de cet emprunt, l'ajustement se fait par une indexation du prix de remboursement à l'échéance qui interviendra en juin 2015. Le taux du coupon est fixé à 1,75 %, mais, en raison des relèvements du prix de remboursement déjà effectués, l'investisseur peut compter sur un taux actuariel à 3,60 %. Celui-ci peut paraître faible, cependant, il s'explique par le fait que son porteur est assuré de ne subir aucune perte en capital liée à l'érosion monétaire au moment de la revente.

Le prix de remboursement est indexé sur l'indice IPCH des prix à la consommation dans la zone euro. 600 millions d'euros ont été émis en juin 1995 et 275 millions ont été levés aux mêmes conditions en avril dernier.
Un seul problème : les volumes de transactions sont faibles sur cet emprunt, car il est très recherché par les investisseurs institutionnels, qui le conservent jalousement en portefeuille. Pour y avoir accès, il faut s'armer de patience et passer des ordres à cours limité.

    Jean-Michel Vandenberg 

BOLLORE HAVAS IPSOS

BOLLORE HAVAS IPSOS

                       par Jean-Michel Vandenberg

Bolloré a annoncé son intention de prendre le contrôle de l'institut CSA, une nouvelle étape dans la consolidation du secteur des études, déjà marqué par la mégafusion GfK-TNS. Il a également fait savoir qu'Havas devrait prendre part à la consolidation de ce marché. IPSOS est à vendre ...

PLASTIVALOIRE un titre spéculatif injustement décoté

Qu'il serait tentant de prendre ses bénéfices que Plastivaloire après son rallye de cette semaine ! Pourtant, le titre reste encore à un cours d'achat attrayant !

Le plasturgiste se négocie tout juste 6 fois notre estimation de résultat net 2007/2008 (11 millions d'euros) et sa valeur d'entreprise représente 4 fois son résultat d'exploitation prévisionnel (19,5 millions). A titre de comparaison, le PER 208 de Plastic Omnium ressort à 9 fois tandis que que sa valeur d'entreprise atteint plus de 9 fois son résultat opérationnel.

Une décote en partie justifiée par la petite taille de Plastivaloire, mais néanmoins excessive au regard de la rentabilité, deux fois plus élevée que celle de Plastic Omnium et, d'ailleurs, de la moyenne du secteur, qui ne dépasse pas 5 %.

Autre atout qui plaide en faveur d'une poursuite du rebond boursier, son solide bilan. Avec un endettement limité à 11 % des fonds propres, l'équipementier a les moyens d'accroître encore sa taille afin de mieux résister à la pression des prix et aux variations de cycle. Car, malgré la diversité de son portefeuille clients, Plastivaloire reste très dépendant des secteurs de l'automobile et de la TV-vidéo avec lesquels il réalise 70 % de ses ventes, loin devant l'électroménager ou l'outillage.

Les dirigeants n'excluent pas la possibilité de réaliser une acquisition. C'est peut-être dans cette perspective que le groupe a racheté 7 % de son capital depuis le début de l'année. A moins que les actions détenues ainsi en autocontrôle ne soient destinées à être annulées. De quoi renforcer la mainmise sur le capital (56 % du capital et 71 % des droits de vote) de la famile Findeling. Cette dernière pourrait également être tentée de céder l'affaire au plus offrant.

Une telle opération pourrait alors offrir une porte de sortie attrayante pour les minoritaires, dans la mesure où le titre décote plus de 40 % par rapport aux fonds propres.

                                      Jean-Michel Vandenberg